Bubanza, le 29 janvier 2010(COSOME)- Un effectif réduit de 37.093 personnes s’était déjà fait inscrire au rôle d’électeur à l’échelle de la province de Bubanza, jeudi, à une semaine de la fin réglementaire des opérations.
Le résultat provisoire du troisième recensement général de la popullation et de l’habitat fait état de 348.188 personnes qui peuplent la province de Bubanza.
Dans cette province, l’enrôlement au rôle d’électeur, en prélude aux consultations populaires de 2010, avait, par ailleurs, commencé avec un retard de deux jours sur le programme initial et au rythme où vont les choses, la commission électorale provinciale indépendante craint à la fin une maigre moisson dans les 120 centres d’inscription que compte Bubanza.
Un seul camion devait servir en matériel d’enregistrement des futurs électeurs les trois provinces de l’ouest et du nord, à savoir Bubanza, Cibitoke et Kayanza.-
Les raisons à ce faible engouement restent difficiles à cerner surtout que l’affluence va en diminuant au file des jours.
D’après les membres de la CEPI Bubanza approchés les raisons à cette faible affluence seraient à chercher du côté des préoccupations au quotidien plus pressantes qui retiennent ailleurs, comme dans les champs, les citoyens ou alors les difficultés rencontrées dans la recherche de la carte nationale d’identité derrière laquelle les gens courent aujourd’hui encore.
La dernière semaine pourrait réserver des surprises agréables, espère-t-on du côté des différentes commissions électorales provinciales et communales.
Là où les gens viennent se faire enregistrer, on signale quelques irrégularités comme en commune Gihanga où pendant la journée de lundi dernier, 4 fausses cartes nationale d’identité(sans signature de l’administrateur communale) ont été saisies.
En commune de Bubanza, une carte nationale sans cachet a été également saisie au centre d’enrôlement de Gatura.
Dans la même commune de Gihanga, à Buhoror, un mineur s’est présenté avec une carte nationale d’identité avant d’être refoulé.
Des agents recenseurs se permettraient, par ailleurs, de déplacer les bureaux d’inscription à domicile sans l’aval des commissions électorale communales ou provinciales et sans observateurs neutres.
Certains observateurs de partis politiques se plaignent de n’avoir pas accès au nombre journalier d’inscrits dans quelques centres d’enrôlement de Bubanza, comme à Mpanda, Muzinda et Gihanga.
Alexis Nkeshimana
Reporter provincial de la COSOME à Bubanza