Makamba, le 4 février 2010(COSOME)- Quelque 121.997 personnes s’étaient déjà faites inscrire au rôle d’électeur dans Makamba, une province du sud du Burundi, à la veille de la clôture du recensement électoral.
Les projections faites par la commission électorale provinciale indépendante(CEPI) tablaient sur au moins 200.000 candidats électeurs potentiels qui pouvaient venir se faire enrôler dans cette province qui comptait, au dernier recensement général de la population et de l’habitat de 2008, quelque 428.919 personnes.
Le président de la commission électorale nationale indépendante(CENI), Pierre Claver ndayicariye, n’a pas écarté dernièrement qu’un délai supplémentaire de deux à trois jours pouvait être concéder à tous ceux qui ne se seront pas faits inscrire dans les deux semaines imparties au recensement électoral.
La première semaine du recensement électoral en province de Makamba n’a pas connu une grande affluence de la population pour diverses raisons allant de l’absence de sensibilisation au manque de cartes nationales d’identité en passant par l’intoxication selon laquelle les agents recenseurs allaient trouver les citoyens à domicile comme en 2008.
Au cours des quatre premiers jours du recensement, rares ont été les bureaux d’inscription qui ont atteint le nombre de 200 inscrits, d’après les témoignages des agents recenseurs.
Ce faible taux d’enregistrement est dû en partie au manque de sensibilisation car certaines personnes contactées ont dit qu’elles s’attendaient à être recensées à domicile comme cela a été le cas lors du recensement général de la population et de l’habitat de 2008.
La carte nationale d’identité continue également à susciter des grognes au sein de la population de Makamba où elle aurait été distribuée sur des critères d’appartenance politique.
P.NY.