Quelque 296.661 citoyens de la municipalité de Bujumbura seraient parvenus à se faire enrôler au terme des 20 jours consacrés à l’opération d’enrôlement des électeurs dont la clôture est intervenue, officiellement, le 9 février 2010 à 17 heures 30 minutes, a appris la COSOME du vice-président de la commission électorale provinciale indépendante(CEPI), Richard Butoyi.
Ce chiffre a bondi de plus de 50.000 nouveaux inscrits en une journée à la faveur du congé octroyé, lundi, aux fonctionnaires qui ne l’avaient pas encore fait, de se faire enrôler plus à l’aise.
La municipalité de Bujumbura enregistrait, en effet, quelque 238.909 inscrits au rôle d’électeur la veille du congé avant que ce chiffre n’atteigne, le lendemain, près de 300.000 candidats électeurs dûment enregistrés.
Lors du recensement général de la population et de l’habitat de 2008 au Burundi, la mairie de Bujumbura comptait 478.818 personnes contre 308.558 au recensement précédent de 1999, rappelle-t-on.
Quelques irrégularités ont, par ailleurs, été constatés pendant la période d’enrôlement des candidats électeurs, a encore appris le reporter de la COSOME en mairie de Bujumbura.
Dans certaines communes de la périphérie nord de Bujumbura, comme à Kinama et Kamenge, le vice-président de la CEPI a fait état d’étrangers de nationalité congolaise qui ont tenté de se faire enrôler en se faisant passer pour des natifs du Burundi sur présentation de la carte nationale d’identité.
L’autre forme de tentative de tricherie a porté sur des cas de mineurs qui sont également venus se faire enrôler en présentant des cartes d’identité nationale d’adultes.
Le troisième cas de figure, dans cette vaste entreprise de tentative de tricherie, a porté sur des intimidations imputables à certains mandataires politiques à l’encontre des agents recenseurs.
Le reporter de la COSOME a appris que certains mandataires voulaient fair en sorte que seuls leurs militants et sympathisants soient enrôlés.
Toutes ces tentatives de fraudes auraient cependant été déjouées et réglées, soit par la voie du dialogue, soit déférées à l’autorité judiciaire.
DIDO