Bujumbura, le 16 février 2010(COSOME)- Quelque 18 représentants des médias tant publics que privés au Burundi ont pris l’engagement d’unir les moyens matériels et humains en vue d’une meilleure couverture du cycle électoral qui commence, en mai prochain, par les municipales, ensuite la présidentielle, les législatives ou encore les sénatoriales entre les mois de juin et septembre 2010.
Les médias et journalistes burundais réunis au sein du « plan d’action commun d’appui aux médias » (PACAM) s’engagent ainsi à « offrir une information exhaustive, pluraliste et neutre, relative aux enjeux des élections de 2010 », peut-on lire dans un document intitulé « la charte PACAM » qui a été dernièrement cosigné par 18 patrons des médias locaux tant du secteur public que privé.
Les médias signataires de la charte s’engagent, par ailleurs, à « travailler en bonne intelligence » avec le conseil national de la communication(CNC), l’observatoire de la presse burundaise(OPB), la commission électorale nationale indépendante(CENI, les partis politiques, l’administration du Burundi et la société civile.
La charte se limite à la période pré-électorale, électorale et post-électrale et régit toutes les productions radiophoniques, télévisées, celles de la presse écrite et de la presse électronique.
Aussi, le fait d’y adhérer « ne dispense pas de se conformer aux règles et devoirs qui régissent normalement la profession journalistique », lit-on encore dans la charte qui annonce, par ailleurs, que les signataires vont bénéficier de l’appui financier de la communauté internationale sous forme d’aide bilatérale, multilatérale ou via le « basket-fund » (panier de fonds de la communauté internationale destiné aux élections) géré par la programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Les productions attendus des médias et journalistes signataires de la charte se présentent sous forme de spots ou encarts à caractère informatif et didactique en direction d’un large public, des débats radiodiffusés, télévisés, publiés, des magazines informatifs relatifs au débat démocratique en période électorale.
Lors des précédentes élections générales de 2005, les médias burundais ont forcé le respect aussi bien au niveau local qu’international par une couverture vigilante et impartiale qui a empêché des plans de fraudes et tricheries savamment orchestrés par les protagonistes des consultations populaires.
La cohésion n’est cependant pas aujourd’hui ce qu’elle était hier au sein des médias burundais qui sont traversés par des lignes de fractures entre ceux qui se réclament de l’opposition et d’autres de la mouvance présidentielle.
Certaines radios antagonistes avaient récemment encore entre elles des procès pendants devant les tribunaux au grand dam des tenants de la sacro-sainte règle journalistique de la « confraternité » à toute épreuve.
F.B.