Bujumbura, 26 février 2010 (COSOME) – Le président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), Pierre-Claver NDAYICARIYE, a révélé, vendredi, que 32 des 44 partis politiques agréés au Burundi, ont déjà rempli les conditions exigées pour participer régulièrement au rendez-vous électoral de 2010.
« Nous considérons que les 32 partis politiques ayant envoyé leurs insignes à la CENI veulent réellement participer aux prochaines élections », a dit M.Ndayicariye.
« Nous avons également déjà enregistré les insignes de six indépendants », a-t-il poursuivi.
Parmi ces indépendants figurent le professeur Antoine NTEZIRYAYO, qui s’était encore manifesté en 1993 et de 2005, Frédéric BISHAHUSHI , du monde des affaires, Térence NAHIMANA, un activiste de la société, Justin NDAGIJIMANA, peu connu du large public de même que Déo HAKIZIMANA qui veut briguer la magistrature suprême du 28 juin prochain.
Le président de la CENI a, en outre, expliqué, vendredi, aux partenaires politiques le contenu de deux nouveaux arrêtés, à savoir l’arrêté n° 016/ CENI / 2010 portant spécifications du « modèle de la carte d’électeur, son mode de distribution et du modèle des bulletins de vote », et l’arrêté n° 017/ CENI/ 2010 du 25 février 2010 portant modalités particulières de déclaration et dépôt de candidature aux élections du conseil communal.
En dehors de l’un ou l’autre leader d’un parti politique préoccupé de visualiser « la carte d’électeur modèle », l’arrêté n° 016 n’a pas suscité des interventions alors que pour l’autre relatif aux modalités de déclaration de candidature aux élections du conseil communal, le débat fut houleux au point relatif aux documents exigés pour constituer un « dossier de candidat » présenté par les partis politiques ou les indépendants.
Aloys BARICAKO, du PPDRR, Jean MINANI, du FRODEBU-NYAKURI, Térence NSANZE, de l’ABASA, Odette NTAHIRAJA du MSD, Chavineau MUGWENGEZO, de l’UPD, Jean de Dieu MUTABAZI, du RADEBU, et Léonard NYANGOMA, du CNDD, se sont exprimés tour à tour pour rejeter « ce paquet de documents exigés » et qui, à leurs yeux, pourraient être simplifiées et remplacés par « une attestation d’identité complète ».
L’autre point qui a fait grincer les dents est l’exigence portant sur la présentation d’une « attestation de bonne conduite, vie et mœurs » alors que sa délivrance est conditionnée par l’obtention d’un bon casier judiciaire servi uniquement dans la capitale burundaise au motif que le commissariat de la Police Judiciaire des Parquets (PJP) n’est pas encore décentralisée.
Certaines sensibilités politiques ont émis également des réserves sur l’objectivité pouvant entourer la délivrance de l’attestation de « bonne conduite, vie et mœurs » alors que les gouverneurs de province qui en ont les prérogatives, pourraient « traîner les pieds » pour servir les candidats n’étant pas de leur obédience politique.
D’autres réserves ont été exprimées à l’endroit de l’obligation de brandir une attestation d’aptitude physique pour les candidats aux fonctions électives de conseillers communaux.
Le président de l’ABASA a trouvé que si l’enjeu peut aisément se comprendre pour le prestigieux poste de président de la République, la consolidation de la démocratie gagnerait, par contre, à « atténuer la rigueur » pour les élus locaux.
« Il ne faut pas être en superforme physique pour être un bon conseiller communal », a-t-il martelé.
La colère aura également éclaté en pointant du doigt l’un ou l’autre candidat qui s’est présenté sous la casquette « d’indépendant » en portant le parapluie d’un acteur de la société civile parrainé par une ONG.
Ici, Mathias BASABOSE de l’ADR n’a pas mâché les mots en visant Térence NAHIMANA qui jouerait le « chaud et le froid » en mobilisant des financements pour le collectif « INYaNGE » pour pouvoir exploiter ce positionnement à des fins politiques.
L’intéressé n’a pas pu répliquer malgré son insistance car le président de la CENI a affiché une volonté de ne pas entretenir une polémique à ce sujet.
Mais pour trancher en définitive sur toutes les grognes relatives aux nombreux documents exigés pour constituer le dossier de candidature, le président de la CENI a renvoyé la balle dans le camp des politiciens :
« Vous n’avez qu’à vous en prendre à vous-mêmes car c’est vous, via vos élus députés et autres, qui vont voter ces lois que vous contestez ».
Ci-après la liste des partis politiques et candidats indépendants qui ont déjà déposé les insignes en prélude aux prochaines échéances électorales au Burundi :
ABAHUZA, ABASA, ADR, ALIDE, CDP, CNDD, CNDD-FDD, FEDF- SANGIRA, FNL, FNL-ICANZO, SAHWANYA-FRODEBU, FRODEBU-NYAKURI, FROLINA, KAZE-FDD, MRC, MSD, MSP-INKINZO, RADEBU, RPB, PACONA, PAJUDE, PALIPE-AGAKIZA, PARENA, PIEBU, PL, PML, PP, PPDRR, PTD, SANGWE-PADER, UPD-ZIGAMIBANGA et UPRONA.
Sur la liste des indépendants figurent le professeur Antoine NTEZIRYAYO, qui s’était encore manifesté en 1993 et de 2005, Frédéric BISHAHUSHI , du monde des affaires, Térence NAHIMANA, un activiste de la société, Justin NDAGIJIMANA, peu connu du large public de même que Déo HAKIZIMANA qui veut briguer la magistrature suprême du 28 juin prochain.
DIDO