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Politique- Burundi- Elections

Après le FRODEBU, le FNL et le PARENA, l’ADR, le MRC et le PALIPE se lancent à leur tour dans la course pour la présidentielle


1er mars 2010

BUJUMBURA, 1er mars (COSOME) – L’Alliance Démocratique pour le Renouveau (ADR-IMVUGAKURI), le Mouvement pour la Réhabilitation du Citoyen (MRC-RURENZAGEMERO) et le Parti pour la Libération du Peuple (PALIPE-AGAKIZA) ont tenu le 28 février 2010 dans la capitale burundaise des congrès extraordinaires en vue de la désignation de leurs candidats respectifs à l’ élection présidentielle du 28 juin prochain.

Les 715 congressistes de l’ADR, venus de tous les coins du pays dont 3 représentants par commune, 10 représentants par province et les membres fondateurs du parti, ont élu à l’unanimité la présidente du parti, Mme Alice NZOMUKUNDA pour représenter cette formation politique aux élections présidentielles prévues au 28 juin 2010.

L’axe premier du projet de société de l’ADR, a révélé Mme NZOMUKUNDA, est de mener une « guerre frontale » contre la pauvreté ; car, « pour nous, le problème burundo-burundais n’est pas fondamentalement ethnique, mais plutôt le mal s’appelle la misère », a-t-elle martelé. C’est pourquoi, a-t-elle insisté, le développement de l’agriculture, qui nourrit plus de 80% de la population, est le leitmotiv politique de l’ADR.

Le deuxième axe du projet de société de l’ADR est, selon sa présidente, la lutte contre l’impunité pour pouvoir éradiquer tous les maux qui ont gangrené le Burundi depuis les lendemains du recouvrement de la souveraineté nationale. Elle prône de plaider rapidement pour la mise en place des mécanismes de justice traditionnelle sous la coordination des personnalités « n’ayant jamais trempé dans les massacres sanglants » des quatre dernières décennies. De tels mécanismes, a-t-elle ajouté, n’ont pas été mis en place par les gouvernements issus des compromis politiques d’Arusha et autres accords de cessez-le-feu, parce que la plupart des gestionnaires ont trempé dans les massacres du passé.

Le troisième axe du projet du parti ADR, est une forte visibilité de la femme dans l’édifice institutionnel à travers une représentation de 50% de la femme au niveau de l’édifice institutionnel burundais ainsi qu’un quota de 30% pour la catégorie sociale des jeunes. Par ailleurs, a-t-elle noté, les groupes vulnérables dont les invalides, retiendront une attention particulière au niveau de l’ADR. Elle a révélé également qu’au plan international, l’ADR est membre de l’International Libéral. C’est dans ce cadre, a-t-elle affirmé, que le président de cette institution qui regroupe tous les partis libéraux de par le monde, était venu aux côtés des congressistes de l’ADR en compagnie des parlementaires européens pour manifester le soutien de l’organisation.

Pour leur part, plus de 4000 congressistes du MRC ont voté à main levée à l’unanimité pour le député-président du parti Epitace BAYAGANAKANDI afin qu’il représente les couleurs de la formation politique au scrutin présidentiel prévu le 28 juin 2010.

Les points de « l’agenda » MRC, sont au plan politique, le maintien de la sécurité et la lutte contre la criminalité de droit commun, a affirmé M. BAYAGANAKANDI. Sur ce volet, a-t-il précisé, l’accent serait mis sur la lutte contre les vols à mains armées devenus un fléau ces derniers jours.

Sur son agenda politique, le MRC est déterminé à plaider pour la mise en place des mécanismes judiciaires prévus dans l’Accord inter burundais d’Arusha pour la paix et la réconciliation d’août 2000.

Ici, a dit M. BAYAGANAKANDI, « nous insistons sur le volet tribunal spécial pour le Burundi ». Le programme du MRC en matière politique, prévoit aussi une rubrique importante pour l’instauration de la bonne gouvernance axée sur « une lutte frontale » contre le malversations économiques au rang desquelles les détournements des deniers publics, a souligné M. BAYAGANAKANDI.

Sur son agenda économique, le MRC a opté pour quatre volets : le soutien à l’agriculture par le système de micro-crédits, le développement des infrastructures au cœur desquelles l’énergie et les routes, le développement du tourisme et la définition d’une bonne politique minière susceptible de consolider les rentrées au trésor public. En ce qui concerne l’agenda du MRC au plan social, l’angle de prédilection est l’apport d’une valeur ajoutée au plan qualificatif que quantitatif aux politiques scolaires, sanitaires ainsi qu’à celles relatives à la promotion de l’emploi, a indiqué le président du MRC.

De leur côté, les 220 congressistes du PALIPE-AGAKIZA ont désigné le président du parti Casimir NGENDANGANYA pour représenter les couleurs de cette formation politique aux présidentielles burundaises de 2010.

Selon M. NGENDANGANYA, le programme du PALIPE-AGAKIZA est axé sur sept points. Il s’agit de la consolidation de la sécurité avec un accent particulier sur le désarmement des populations civiles, la bonne gestion de la chose publique pour être à même d’octroyer du fumier aux agriculteurs, la promotion de l’emploi particulièrement au profit de tous les ex-combattants des mouvements armés « dans la mesure où le PALIPEHUTU est leur mère originelle », le renforcement de l’identité nationale axé sur la trilogie Dieu- la loi-la culture, le respect des traités internationaux ratifiés par le Burundi et le rapatriement des restes du corps de feu Rémy GAHUTU, fondateur de l’ancien mouvement politico-militaire « palipehutu ».

Rappelons qu’auparavant, les partis politiques FRODEBU, FNL et PARENA avaient déjà désigné M. Domitien NDAYIZEYE, M. Agathon RWASA, M. Jean Baptiste BAGAZA comme leurs candidats respectifs aux élections présidentielles du 28 juin prochain.

Signalons également que contrairement aux élections présidentielles de 2005, le code électoral prévoit en son article 90 que le président de la République sera élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois. Au regard de l’article 92 du même code, le président de la République sera élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. Si cette majorité n’est pas obtenue, il est prévu un second tour où serait déclaré élu le candidat ayant recueilli la majorité relative des suffrages exprimés, précise-t-on au quatrième alinéa de l’article 92 du code susmentionné

DIDO

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