Rutana, le 10 mars 2010 (COSOME)- Après la campagne d’enrôlement des électeurs, les partis politiques en province de Rutana, dans le sud du Burundi, se préparent déjà aux différents scrutins des mois à venir à travers le recrutement de nouveaux membres, la tenue de réunion ayant pour objet la redynamisation des comités collinaires et la confection des listes en prélude aux élections des conseils communaux, a constaté le reporter de la COSOME dans la région.
Les partis politiques qui s’activent le plus à Rutana sont le conseil national pour la défense de la démocratie/forces de défense de la démocratie(CNDD-FDD, au pouvoir), le front pour la démocratie au Burundi(FRODEBU, ex-parti au pouvoir), l’unité pour le progrès national(UPRONA, ancien pari unique), les forces nationales de libérations(FNL, ex-mouvement rebelle à peine sorti du maquis), le mouvement pour la solidarité et la démocratie(MSD, jeune parti politique de l’opposition) ou encore le conseil national de défense de la démocratie(CNDD) du vieux routier de la politique national, Léonard Nyangoma.
Concernant les activités partisanes proprement dites, le CNDD et les FNL organisent depuis le mois de février dernier des réunions visant à dresser les listes de leurs candidats conseillers communaux dans toutes les communes de Rutana.
Dans l’après-midi du 3 mars 2010 encore, le CNDD-FDD a, à son tour, organisé une réunion à l’intention des représentants du parti présidentiel au niveau de quelques collines de Rutana dont l’objet avoué était de redynamiser les comités et de sensibiliser sur les techniques de mobilisation populaire en cette période pré-électorale.
Le MSD, de son côté, a organisé dernièrement des primaires portant sur le choix de candidats parlementaires du parti, toujours dans la très convoitée province de Rutana.
Les membres de l’union pour le progrès et la démocratie (UPD-Zigamibanga), quant à eux, attendent impatiemment les délégués du comité exécutif dans le cadre d’une réunion visant toujours la galvanisation des troupes à l’approche des secondes élections générales post-conflit des mois de mai, juin, juillet, août et septembre qui commenceront par les communales, ensuite la présidentielle, puis les parlementaires avant de culminer sur les élections collinaires, rappelle-t-on.
F.N.